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La passion du Labrador

17/05/2005 - Lu 2874 fois

La passion du Labrador…Merci Céline, Valérie et Jean Pierre

Fort de l’expérience que j’avais donc eu avec Vickie, cette chienne Epagneul Français, et connaissant le type de chasse auquel j’allais devoir m’adapter compte tenu je venais de m’installer en Val de Cèze, il me parut assez logique de mettre une option sur un retriever.

Ayant toujours eu un coté prudent et perfectionniste, il n’était pas question pour autant de me précipiter…Après avoir adhéré au Retriever Club de France, j’ai observé la première année les différentes épreuves de travail et de beauté, en essayant d’identifier chacune des races représentées et de me faire une opinion.


Très rapidement, j’eus un faible pour le Labrador, sa morphologie et ses aptitudes en travail m’ont semblé adaptées pour des biotopes assez difficiles comme les collines et les bords de rivière du Val de Cèze. D’autres parts, il ne m’avait point échappé le regard si expressif de ce chien, dont la moindre attention est toujours celle pour son maître, ne pouvant faire oublier à celui-ci que tout compagnon qu’on le nommait, il était de fait son complice de tous les instants.

En essayant de tirer profit de cette période d’observation, et conforté par les conseils de Jean Pierre André, juge notoire de travail et conducteur de Labradors de grands talents, j’ai finalement porté mon choix sur une progéniture issue de l’élevage de La Plaine de Lavau, une petite chienne Labrador nommée Opale, fille du célébrissime Jarnac de la Plaine de Lavau, un chien qui survola les épreuves de travail dans les années 90, et qui conclut sa carrière en décrochant le titre « beau et bon » de l’année 1999.

 


Opale de la Plaine de Lavau à l'âge de 2 mois....

Tout au long de l’éducation de cette petite chienne, j’ai gardé contact avec Jean Pierre André et son épouse Noëlle qui ont quelque peu bordé mon apprentissage du dressage. A ces entre faits, Jean Pierre me fit connaître Céline Bourgue et Valérie Monmagnon, deux inconditionnelles du Labrador, qui étaient de plus très averties d’une manière générale en cynophilie.
La connaissance de Céline et Valérie allait complètement faire éclater en moi une totale passion pour cette race : Valérie me fit comprendre la réelle difficulté de la sélection dans la race, tandis que Céline me fit acquérir sur le terrain tous les rudiments et subtilités du dressage, de la conduite en épreuve de travail, tout en passant par les rings d’expos où d’autres détails furent aussi très utiles.

Voilà, comme l’histoire a démarré pour moi, la suite est peut-être un peu plus classique, avec des moments de joies et d’autres de peines, mais plus que tout, la passion du Labrador n’a fait en moi que grandir. Je suis absolument motivé et déterminé à sélectionner et produire des beaux et bons Labradors, sans oublier d’être attentif à leur équilibre comportemental.

 

La passion a bien des vertus mais pas celle de faciliter l’accès aux excellents résultats, donc je pense qu’il est sage de ne trop s’enflammer. L’élevage reste une science très subtile, et difficilement contrôlable, et l’énorme concurrence sur les rings d’exposition et les terrains de field trial doivent nous contraindre à rester humble dans une activité où la perfection reste inaccessible.

Le 17 mai 2005,

Patrick TALMANT

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